Témoignages

TÉMOIGNAGES DE L’ORAL :

Témoignage rempli d’espoir de Maïlis, 1A :

« Coucou les futur(e)s ortho !
Voici un petit feedback sur mon parcours : 1 an de classe préparatoire, suivi de deux années de sciences du langage parcours EPF. J’ai passé le concours de Nice lors de mes deux dernières années. La seconde année de préparation a été très difficile, j’ai passé 11 concours et n’en ai eu aucun ! Ce fut une grosse déception, il a fallu accepter l’échec, se remettre en question, mais la motivation a repris le dessus et me voilà repartie pour une année de plus. Cette année, j’ai passé 7 concours, et mes méthodes de travail changent : réorganisation du répertoire de vocabulaire/ planning de révisions pour la semaine/ révisions intenses via mes bibles : Vuiberts, site QCMplus qui m’a énormément guidée et surtout aidée, sans compter le CNED, les cours de prépa, puis ceux de la fac. Si j’ai un conseil à vous donner c’est surtout de ne pas vous éparpiller dans votre travail (chose que j’ai faite lors de la deuxième année), il faut vraiment savoir se focaliser sur les choses les plus tenaces, sur les épreuves les plus redoutables de chaque concours. Pour Nice, je me suis beaucoup entraînée sur la dictée (Je remercie ma mère à ce jour qui a dû se lever tous les matins pendant quelque temps pour me faire travailler !!), le vocabulaire, les tests psychotechniques puis pour ce qui est des épreuves rédactionnelles : cela relève d’un entraînement quotidien, je ne me suis pas acharnée pendant une semaine juste avant à faire des synthèses ou des disserts’ 😉 Les épreuves du concours ne sont pas à l’abri d’être modifiées, mais sachez vous focaliser sur votre travail, restez dans votre bulle, et surtout, ne cessez jamais de croire en vous. Moi aussi, il y a quelques mois je passais ma vie sur Facebook à lire tous les témoignages, et je me disais que jamais le mien n’y serait, que j’étais nulle, et que toutes les autres étaient des déesses trop intelligentes ahah !! Aujourd’hui j’ai réussi, je me suis accrochée et j’ai essayé de rester motivée le plus possible. Alors vous qui lisez toutes nos petites histoires, vous avez votre place. J’ai eu la chance d’avoir une super coloc cette année qui passait les concours en même temps que moi, et cela m’a été d’un plus grand réconfort. J’ai également eu la chance d’avoir une super amie (qui se reconnaîtra) qui était déjà en école à Nice, qui m’a accueillie telle une warrior et qui m’a donné énormément de force.
Enfin, sachez faire une licence de sciences du langage en parallèle du concours est réellement possible. Beaucoup se focalisent sur les prépas et ont peur de ne pas réussir à tout gérer, mais la fac de sciences du langage est « compatible » avec la préparation au concours et je ne regrette en rien à ce jour de l’avoir faite. Tout est une question d’organisation, et aussi de priorité.
Enfin, Le jour où j’ai appris ma pré-admissibilité, (ah la fameuse dictée redoutable de Nice !) c’était la première fois en 3 ans que j’avais une minime lueur d’espoir. Un regain de motivation s’est emparé de moi, et je n’ai plus rien lâché jusqu’à l’oral !
Sachez garder un rythme de travail intense et assidu, profitez des gens qui vous aiment, qui vous soutiennent, et la vie paraîtra tellement plus simple. Le concours d’orthophonie a été le parcours du combattant pour moi, il a fallu s’accrocher jusqu’à la dernière minute, et malgré toutes les baisses de moral j’y suis arrivée. Si nous nous y sommes, vous pouvez y être aussi, rien n’est insurmontable quand on a une force de travail, et surtout quand on garde au maximum un mental d’acier. Exhortez-vous à vous dire « ET POURQUOI PAS MOI ? » quand vous arrivez à un concours, ce n’est pas parce que vous êtes énormément que vous n’avez pas votre place ! J’ai mis trois ans avant d’avoir la mienne, et je me disais une chose : parfois c’est la dernière clé du trousseau qui ouvre la porte…
Hâte de vous rencontrer !!!
Maïlis. »

Témoignage d’Eloïse, notre super VP Comm’:

« C’était ma deuxième année de préparation aux concours et donc la deuxième fois que je passais le concours de Nice.
Premièrement, si vous arrivez la veille, laissez vos fiches de révisions dans vos valises. Allez vous promener au bord de la mer et profitez un peu du soleil pour vous détendre (Le beau temps toute l’année c’est l’un des avantages de la ville de Nice). Cela fait des mois que vous vous préparez donc vous êtes prêt(e)s à affronter ces épreuves ! Il faut simplement vous détendre et vous reposer pour être à 100% de vos capacités le jour des épreuves.
Ensuite vient le jour J !
Pourtant de nature assez stressée j’y suis allée dans un esprit étonnamment détendu et c’est peut-être ça la clef : ne pas se mettre une trop grosse pression sur les épaules. Le concours s’est déroulé l’après-midi à la fac de Saint Jean d’Angely, facilement accessible en tram de tout le centre-ville de Nice. Je suis donc arrivée à la fac et ait attendu devant le parvis où les premières années nous attendaient pour nous encourager. Vient l’heure de rejoindre son amphithéâtre dont la direction est très bien indiquée dans l’université donc n’ayez pas d’inquiétude sur ce point !
Attention ! N’oubliez pas, en vous préparant le matin, qu’à Nice il fait souvent beau et donc chaud dans les amphithéâtres de l’université. Mettez donc évitez les gros pulls et prévoyez plutôt plusieurs couches de vêtements pour pouvoir les enlever en cas de chaleur et surtout, prévoyez de l’eau.
A l’heure de convocation, on entre dans l’amphithéâtre après que l’administration ait vérifié notre convocation et notre carte d’identité. Pensez aussi à aller aux toilettes avant de rentrer dans la salle car vous ne pourrez plus en ressortir avant la fin des épreuves !
On s’installe tous (évidemment, pensez bien à éteindre vos portables et à les ranger dans vos sacs) et c’est parti!
On commence par la synthèse de document sur un sujet que j’ai trouvé assez amusant (pokemonGo). Puis vient la dictée, l’épreuve de vocabulaire et réflexion et enfin l’épreuve de dissertation. Les épreuves s’enchaînent assez rapidement il faut donc essayer de ne pas ressasser. Il ne faut plus penser à l’épreuve passée et essayer de se concentrer sur la suivante. N’écoutez pas les commentaires que d’autres candidats peuvent faire autour de vous car cela ne pourrait que vous déstabiliser. Il ne faut pas se poser de questions ni écouter ses ressentis mais seulement faire de votre mieux dans les épreuves suivantes. Et même si vous avez trouvé cela difficile, dites-vous que les autres ont sûrement pensé la même chose ! Faites-vous confiance. Vous n’êtes pas là par hasard ! Cela fait des mois voir des années que vous préparez ces concours. Vous avez donc autant de chances que n’importe quel autre candidat de cet amphi !
Après ce marathon d’épreuves, on pose enfin tous nos stylos à la fin de la dissertation. Je suis épuisée et en même temps déçue par certaines épreuves que je pense avoir ratées. Je ne ressors pas satisfaite de moi dans ce concours mais heureuse que cette journée se termine enfin. Comme quoi, nos ressentis peuvent se révéler complètement faux ! Je me rappelle que nous sommes ressortis plus tard que ce qui était indiqué sur la convocation donc prévoyez de la marge si vous comptez prendre le train ou l’avion le soir même.
Finalement, après des mois d’attentes je ne reçois pas de mail m’éliminant à la dictée. Premier soulagement très vite rattrapé par le souvenir des autres épreuves. Après de nombreuses déceptions sur d’autres résultats d’écoles je reçois enfin la convocation pour l’épreuve orale! »

Témoignage de Camille, notre trésorière, 1A :

« Hello les futur(e)s niçois(es)!

Après mon bac S, je décide de me lancer dans l’aventure des concours et je m’inscris en prépa. Je fais deux années à aix-en-provence qui se soldent par deux cuisants échecs. Je vous passe les détails de cette période difficile. Mais je choisis quand même de ne pas abandonner et je m’accorde une dernière chance pour réaliser mon rêve en m’inscrivant en Sciences du langage parcours EPF à Montpellier.
Pour cette troisième année de concours, je vous avoue avoir longuement hésité à repasser le concours de Nice puisque j’avais eu un lamentable 0 à la dictée les deux années précédentes. Mais habitant dans la région niçoise, je me dis que ça ne me coûte rien d’y aller et que ça vaut quand même le coup de le retenter.
Concernant ma préparation aux épreuves, je n’ai pas préparé Nice plus qu’un autre, je faisais des synthèses régulièrement, je travaillais le vocabulaire pour tous les autres écrits, je faisais environ 2 ou 3 dictées par jour, pour préparer Nice mais aussi Limoges où il y a une dictée mais je le prenais aussi comme un entraînement d’orthographe utile à tous les autres écrits. En gros, c’est un travail quotidien mais qui ne m’a pas servi seulement pour Nice.
Mes outils indispensables pour travailler: Les vuiberts, le grévisse et QCM +. Je vous les conseille tous les yeux fermés 🙂. Un travail en amont très important, c’est d’essayer de s’ouvrir l’esprit, d’être curieux et intéressé par le monde environnant. Cet état d’esprit vous servira beaucoup dans tout ce qui est rédaction.
Le jour J arrive. Le lieu du concours est très facile d’accès. Il faut prendre le tram (il n’y a qu’une ligne) direction «Hôpital Pasteur» si vous venez de la gare et descendre à «Saint-jean d’Angély».
Pensez aussi qu’il y a plus de chance pour qu’il fasse chaud que froid à Nice, donc abandonnez vos cols roulés! Pensez bien à prendre une bouteille d’eau (attention pas de pipi de l’après-midi alors allez-y avant!), de quoi grignoter entre les épreuves car elles vous pompent toute énergie. Le concours de Nice tombe pendant la période où tout s’enchaîne, on peut facilement se sentir dépassé donc essayez d’avoir une bonne alimentation, de ne manquer de rien pour que votre corps et votre cerveau soient au maximum! N’oubliez pas que le corps et l’esprit entretiennent un lien très étroit, il est important que vous vous sentiez bien dans vos baskets 😉
Pendant le concours, je sens que les épreuves se déroulent plutôt bien surtout parce que j’arrive à maîtriser mon stresse ce qui est une grande première (pour le stresse j’ai fait de l’acupuncture et je prenais des fleurs de Bach, elles sont très efficaces et naturelles. À vous de trouver aussi vos petites astuces!).J’arrive à finir mes épreuves dans les temps. Mais je ne suis pas très confiante sur certains points et forcément je doute de ma performance.. mais surtout ne PAS Y PENSER pendant que vous continuez à composer. C’est très important de rester focalisé sur l’épreuve qui arrive et ne pas se décourager pour une épreuve «loupée». Il y a forcément des épreuves moins bien réussies, mais ça ne compromet pas du tout l’admissibilité !
Pour finir avec les conseils, je vous dirai un chose: Capacité d’adaptation. Soyez polyvalents, prêts à faire n’importe quelle épreuve le jour J. L’année dernière on a eu une petite surprise: plus de vocabulaire à rédiger comme avant mais un joli QCM de français avec de la bio et des maths. Je n’avais pas du tout révisé les maths pour Nice, mais on s’adapte! Nous étions toutes dans le même cas donc finalement personne n’était avantagé. Il ne faut pas se laisser déstabiliser par le changement. C’est une qualité qui vous sera utile pour les concours mais aussi dans votre future vie d’orthophoniste.
J’avais perdu tout espoir d’étudier un jour dans ma région adorée, et maintenant je suis la plus heureuse de pouvoir vivre à Nice. Alors croyez-y jusqu’au bout, mon parcours a été tumultueux mais vous voyez qu’au final le principal c’est de pouvoir faire ce qu’on a envie et peu importe le temps que ça prend. Apprenez à vous connaître, faites-vous confiance et lancez-vous!
Bon courage pour votre préparation et j’espère vous revoir très bientôt à Nice!  »

Témoignage d’Alba:

La veille du concours, préparez à l’avance vos affaires et faites attention à ne rien oublier (convocation, stylos…). Je conseille d’acheter un feutre noir de moyenne épaisseur car il est plus facile et plus rapide de remplir les cases des QCM avec. Un coup de feutre suffit pour que la case soit remplie au lieu de la colorier au stylo.

Le jour-même, je suis arrivée sur les lieux du concours avec mes amies de prépa, nous étions toutes stressées car Nice est notre ville d’origine!

J’ai mangé chez moi avant de venir étant donné que les épreuves ont eu lieu l’après-midi. D’ailleurs, ne mangez pas trop le midi sinon vous ne serez pas en pleine possessions de vos capacités, la digestion faisant son effet. Ne buvez pas non plus de café car il a tendance à rendre nerveux. Personnellement, pour lutter contre le stress, je fais de petits exercices de respiration ventrale qui ralentissent le rythme cardiaque et apaisent.  J’ai aussi acheté un spray anti-stress à base de plantes (environ 15 euros, je ne sais pas si ça marche vraiment mais cela peut fonctionner sur le plan psychologique). D’ailleurs, 1 mois avant le concours, j’ai acheté des compléments alimentaires (du magnésium, une dizaine d’euros en moyenne) pour améliorer mes capacités de concentration et de mémorisation et aussi pour être moins fatiguée à la fin de chaque séance de révision. Prenez une bouteille d’eau mais ne buvez pas trop car la sortie est interdite, même pour aller aux toilettes (allez-y absolument avant car cela est considéré comme un abandon), et un petit encas ainsi que des mouchoirs, doliprane… juste en cas d’urgence. Bien sûr, prenez une MONTRE pour gérer votre temps !!!

Le conseil principal que je donnerais est de ne pas réviser le jour même, voire la veille. En effet, vous devez vous préparer psychologiquement à cette journée spéciale et réviser dans la précipitation ne vous fera qu’encore plus stresser. À la sortie des épreuves nous serons présentes avec un petit buffet pour vous féliciter de vos efforts !

Bonne chance à tous! Alba  »

Témoignage de Célia :

« Bonjour les filles ! J’espère tout d’abord que mon témoignage vous aidera à relativiser ce concours de Nice et qu’il vous apportera la satisfaction qu’il faut le tenter !!! Je m’appelle Célia, je suis actuellement étudiante en première année d’orthophonie à Nice ! J’ai obtenu un bac ES, j’ai ensuite poursuivi et validé une première année en Sciences du Langage. L’année suivante, je me suis engagée dans une préparation aux concours : je n’ai obtenu aucun écrit cette année-là. J’ai recommencé cette année de préparation avec persévérance et ce n’est que cette année que j’ai tenté le concours de Nice. J’avais beaucoup hésité en première année de préparation mais tous mes professeurs m’ont convaincu de le passer la seconde année ! Ce concours m’effrayait beaucoup ! J’ai alors compris que les entraînements à répétition était le meilleur moyen d’y arriver ! Je me suis alors entraînée dans les temps imposés des épreuves réelles ! Je n’ai jamais réussi à finir un exercice dans les temps impartis sauf le jour j !!! Le stress, tant qu’il est positif, est bénéfique ! A l’approche du concours, j’étais vraiment anxieuse. J’avais réussi à obtenir de bonnes notes dans les épreuves en entraînement mais toujours pas en finissant dans les temps. Concernant le déroulement de l’écrit, j’ai été hébergé par une amie qui était avec moi en première année de préparation et qui avait obtenu son concours à Nice ! Les étudiants en orthophonie sont très accueillantes et elles n’hésiteront pas à vous faire une place si jamais vous êtes un peu en galère pour le logement ! J’ai donc passé une bonne soirée en compagnie de copines et ça m’a fait beaucoup de bien de penser à autre chose la veille de ce concours ! Le lendemain, mon amie en question était au courant de tout le déroulement de la journée. Je n’avais plus qu’à me laisser guider. Elle nous a donc accompagné sur le lieu du concours (une autre copine et moi-même), plutôt en avance (11h). Cela me rassurait d’y être même si les épreuves ne commençaient qu’à 14h ! La présence des premières années en orthophonie m’a permis de me détendre ! Elles répondaient à mes questions avec grand plaisir ! Elles me donnaient confiance ! A 13h45, nous nous sommes dirigées vers nos amphi respectifs. La convocation et la carte d’identité étaient demandées à l’entrée des salles. Nous avons émergé et nous nous sommes installés à nos places. Passer aux toilettes avant le démarrage des épreuves est un précieux conseil ! Nous ne pouvions pas sortir des amphi pendant les 4h d’épreuve ! Nous avons alors commencé les épreuves à 14h. Les temps des épreuves étaient très courts pour la quantité de rédaction et de réflexion qu’il fallait fournir ! Les entraînements ont finalement payé ! J’ai réussi à répondre aux consignes dans les temps impartis même si je n’étais pas très certaine de la qualité de mon travail. Il faut y croire et se donner les moyens d’y arriver !!! Quand on veut, on peut !!! Les épreuves annoncées sur le site de l’université de Nice étaient celles sur lesquelles je m’étais entraînées et nous n’avons pas eu de surprise (synthèse, dissertation, dictée, QCM français, QCM logique). Attention : le contenu du concours pourrait changer ! Je pense qu’il faut se préparer à tout et être assez ouverte sur ce que l’on peut nous demander ! Enfin, le concours de Nice a la réputation de faire un peu peur… Mais j’ai préparé mes concours pendant presque 3 ans et je n’ai tenté Nice qu’une seule fois… et finalement je n’ai obtenu que ce concours !!! Obtenir un concours quel qu’il soit et notamment Nice où il y fait très beau et où la vie y est très agréable est la plus belle des récompenses après tant de travail acharné !!! Croyez en vous jusqu’au bout ! 🙂  »

Témoignage d’Elisa, notre super délégué de 1A: 

Coucou tout le monde ! Voici mon petit témoignage des écrits 2017 de Nice. Je m’appelle Elisa j’ai 20 ans et je viens de Nice. J’ai préparé les concours pendant 2 ans : 1 année en prépa où je n’ai rien eu et la 2ème où j’ai obtenu le concours de Nice, comme quoi comme plusieurs l’ont déjà dit : il en suffit d’un. Année assez difficile pour moi car j’avais décidé de préparer les concours seule chez moi…Comme vous pouvez vous en doutez, le concours de Nice était donc celui que je voulais le plus mais aussi celui que je redoutais le plus. Venant d’un bac S, je me suis énormément entraînée aux épreuves rédactionnelles.

J’ai été éliminée à la dictée la première année. J’ai donc commencé à travailler dès le début de l’été. Pas intensivement mais assez régulièrement pour ne pas perdre tout ce que j’avais appris pendant l’année. Puis à partir de septembre jusqu’à février j’ai travaillé un maximum pour mettre le plus de chances de mon côté. Arrive le 10 mars. C’est plutôt détendue que j’arrive au campus de Saint Jean d’Angély. Les étudiantes orthos de Nice étaient là pour nous accueillir, nous rassurer et nous détendre.

Les épreuves se déroulaient de 14h à 17h30 sans pause donc pensez à passer aux toilettes ! Nous avions juste 15 minutes de répit après chaque épreuve pendant lesquelles les surveillants ramassaient les feuilles, comptaient etc… Nous étions 779 candidats au total.

  • A 14h, nous avons commencé par la classique synthèse de docs, épreuve qui me faisait le moins « peur ». Nous sommes tombés sur le phénomène Pokémon Go. Comme chaque année beaucoup de textes à lire en 1h30. Pour ne pas me laisser submerger par le temps, je lisais les gros titres, je surlignais les éléments importants puis je notais en brouillon l’idée globale de chaque doc. J’étais plutôt inspirée par le sujet donc j’ai réussi à vite me mettre dedans. J’ai lu les docs en 30 min puis j’ai consacré 1h à mon plan et la rédaction de ma synthèse. J’ai réussi à finir dans les temps mais je n’ai pas eu le temps de me relire… Entraînez-vous bien à lire vite et à trier rapidement les infos des différents textes !
  • A 15h45 : la dictée, l’épreuve éliminatoire (si vous obtenez une note inférieure à 6/20). 20 minutes de stress. Les fameuses 5 longues phrases. Il faut s’entraîner à écrire assez vite, ne pas tomber dans les pièges avec les inversions de sujet, les homonymes etc. Il faut s’y entraîner toute l’année : perso j’en faisais une par jour. J’ai réussi à pas mal m’en sortir même si en sortant j’ai commencé à avoir de gros doutes.
  • A 16h20, l’épreuve de vocabulaire – réflexion. 40 minutes. L’intitulé de l’épreuve avait changé par rapport à l’année dernière, on ne savait pas vraiment à quoi s’attendre. J’avais très peur des mots de vocabulaire à définir : mon gros point faible. Même avec de l’entraînement, à la fin de l’année j’avais beaucoup de mal. Donc épreuve très stressante pour moi jusqu’à que je découvre le sujet : un QCM ! Questions de logique, de raisonnement, de mots de vocabulaires, de connaissances de la langue française et de culture G.
  • A 17h15 : la dissert. Dernière épreuve de 20 minutes. Je ne me souviens plus vraiment du sujet mais c’était quelque chose du genre « Est ce que choisir les lois qui nous régissent nous rendent plus libres ? » Il ne faut pas se laisser impressionner par le temps. Il faut soigner au maximum l’intro et la conclusion. L’épreuve passe très vite.

En sortant des épreuves, j’étais plus ou moins confiante mais en y réfléchissant trop je me suis vite laissée décourager et j’avais l’impression d’avoir tout raté…Il a fallu attendre les résultats jusqu’au 10 mai. Mais là encore, gros coup de stress : ceux qui étaient éliminés recevaient un mail et ceux qui avaient réussi la pré-admissibilité ne recevaient rien du tout ! J’ai actualisé mes mails toute la journée jusqu’à minuit pour être sûre de n’avoir rien reçu (ils aiment bien jouer avec nos nerfs).  C’est 10 jours plus tard que j’ai reçu la bonne nouvelle : j’étais convoquée à l’oral !!!Vous l’avez compris, l’épreuve écrite de Nice demande beaucoup d’entraînement mais n’hésitez pas à le passer car c’est un concours où il n’y a pas beaucoup de candidats qui se présentent… Je vous souhaite bon courage ! Ne lâchez rien, croyez en vous et donnez-vous les moyens d’y arriver. Avec de la motivation et de la détermination, tout est possible !

Si vous avez des questions n’hésitez pas : elisaphily@gmail.com

Elisa »

Témoignage de Léa L, 1A: 

« Bonjour tout le monde, j’espère que vous allez bien et que vous êtes au taquet pour les concours d’orthophonie de cette année. En tout cas, moi, je suis prête pour vous soutenir !Concernant le concours de Nice, que dire ??? L’écrit selon moi n’est pas très compliqué et il est accessible à tous. Si j’ai réussi à avoir le concours de Nice l’année dernière, alors il n’y a aucune raison pour que vous le ratiez ! Petite parenthèse, les conseils qui vont suivre sont des conseils que vous pourrez réutiliser pour d’autres écrits.Concernant les épreuves écrites, première chose qui pour moi est la plus importante est de venir à l’aise ! Si vous êtes serrés dans vos vêtements ou alors qu’ils vous grattent, vous n’arriverez pas à totalement vous concentrer sur les épreuves. Donc le vieux jogging et le tee-shirt tout déchiré dans lesquels vous êtes à l’aise sont de sortie durant cette journée. Oubliez la drague, vous aurez tout le temps après avoir eu un concours hihi !!! Deuxième petit conseil, qui change tout je vous assure : concernant les stylos. Une technique que j’ai utilisée à chaque fois est de venir avec une pochette plastique. Vous y mettez tous vos stylos et vous vous ramenez avec votre pochette le jour de l’écrit. Ca vous évite de perdre 5 milliards d’années à chercher vos stylos au fond de votre sac et à en mettre partout sur votre table, et donc perdre de la place inutilement… Je vous préviens tout de même que certaines écoles n’acceptent même pas ces pochettes plastiques (notamment Lille) mais dans mon souvenir, Nice n’y voit aucun problème, tant que la pochette est transparente. Conseil suivant, concernant votre hydratation. Sachez que Nice n’autorise pas les pauses « pipi » durant deux épreuves (pour les filles qui ont une petite vessie comme moi, ça n’est pas simple). C’est pourquoi je vous conseille de ne pas venir avec une immense bouteille d’eau. En effet, plus la quantité d’eau que vous allez voir devant vous sera importante, plus ça va vous donner envie de boire… et donc d’aller aux toilettes ! Je vous conseille alors de prendre une petite bouteille d’eau, histoire de ne pas mourir d’hydratation durant cette journée de labeur, et pourquoi pas un petit encas (les barres de céréales, ma vie !)…

Je crois que j’ai fait le tour avec mes petits conseils. N’oubliez pas les essentiels (marquez-le partout pour être sûr de ne pas oublier !) : la convocation, la pièce d’identité, votre montre (il me semble qu’aucune horloge ne se trouve dans la salle), boisson/encas, stylos (dans votre pochette si vous suivez mon conseil)… N’hésitez pas à nous contacter en cas de questions (on est aussi là pour ça !), mais on sera là pour vous soutenir le jour J !

Gros bisous à tout le monde, Léa  »

Témoignage de Léa C, VP Comm’ : 

 » Habitant pas très loin de Nice je suis venue au concours en voiture le matin avec des copines en prévoyant large pour ne pas être prise de panique quant à l’heure.  Nous avons mangé au soleil à côté du lieu de l’écrit qui en passant est accessible en tram et en bus très facilement, c’était très agréable et ça permet d’être bien avant les épreuves et surtout motivé à bloc pour décrocher cette merveilleuse ville! Pour appréhender au mieux un concours il faut prévoir un élastique pour s’attacher les cheveux, de quoi grignoter en cas de baisse d’énergie (bonbons, amandes, mais chocolat à éviter, une petite tache sur la copie est vite arrivée), de l’eau, doubles stylos au cas où, et surtout une montre, c’est vraiment essentiel. On ne sait jamais quelle température il va faire dans les amphis alors faites en sorte de pouvoir vous couvrir/découvrir facilement. Il faut vraiment aborder les épreuves en étant positif, c’est primordial, et également savoir gérer son temps : dès que je ne savais pas la réponse je passais et j’y revenais à la fin si j’avais le temps. Si gérer son temps est important il faut aussi savoir gérer … le stress, même si c’est loin d’être évident je vous l’accorde ! Tout le monde est logé à la même enseigne, la difficulté est la même pour tous alors ne lâchez rien ! C’est possible !A chaque fin d’épreuve je savais que j’avais fait des erreurs et j’avais tendance à être déçue mais je mettais ça entre parenthèses pour aborder au mieux l’épreuve suivante.J’aimais beaucoup parler aux étudiant(e)s à côté de moi quand on le pouvait, cela me faisait penser à autre chose l’espace de quelques minutes. N’hésitez pas non plus à parler avec des étudiantes qui ont eu le concours pour vous remotiver et vous projeter, ça aide beaucoup ! Restez motivés et ne lâchez pas de vue votre objectif.

Au plaisir de vous aider et de vous accueillir 😉 !

Léa  »

Voici un témoignage de l’écrit 2016…

Attention, le modalités du concours ayant changé, les informations concernant les épreuves écrites ne correspondent pas à celles de cette année mais les témoignages vous serviront quand même ! 

« – Vos souvenirs les plus détaillés que vous avez du concours de Nice, sur les épreuves écrites et orales :

A l’écrit, 5 épreuves :
1) 14h-15h30, synthèse de documents
2) 15h45-16h05, dictée
3) 16h20-16h40, vocabulaire
4) 16h55-17h15, épreuve de réflexion
5) 17h30-17h50, dissertation
Les deux années où j’ai présenté le concours, le timing n’a pas été respecté. Ils ont toujours pris du retard (donc attention si les candidats doivent prendre un train ou avion pour rentrer chez eux!) Les deux fois j’étais au petit Valrose (je suis en début d’alphabet) et la 2° année ils n’avaient pas assez de photocopies pour l’épreuve de vocabulaire!!! Il en manquait au moins 20!
Je les ai trouvés très stricts sur les tenues vestimentaires (pas de grosse écharpe autorisée par exemple), sur les objets sur la table (pas de trousse). Et attention, téléphones portables évidemment interdits, donc penser à prendre une montre (moi j’avais un réveil matin assez gros pour bien voir l’heure!)
A l’oral, les gens sont convqués à la même heure par vagues de 2 heures (de 8 à 10h un groupe, de 10 à 12h un autre groupe…)

– Vos ressentis sur ce concours et sur les autres si vous en avez passé plusieurs:

Je n’ai passé que Nice. J’ai trouvé bien plus facile de ne présenter qu’un concours que de devoir en préparer plusieurs parce que ça m’a permis de m’entraîner bien à toutes les épreuves! J’avoue que je redoutais particulièrement la synthèse de documents et la dissertation, parce que je n’aime pas bâcler mon travail et que j’avais l’impression de n’avoir pas le temps suffisant pour faire ces épreuves correctement. Survoler les textes au lieu de les lire, établir plan / intro / conclusion dans la tête au lieu de pouvoir les mettre en forme au brouillon… a été coûteux pour moi. J’étais donc contente que la synthèse de documents soit la 1° épreuve, pour m’en débarrasser et me la sortir de la tête!
A l’oral, la 1° année, je suis sortie en sachant que je ne serais pas prise. Comme je n’avais pas fait de prépa, je n’avais pu trouver que très peu d’infos sur les épreuves qui m’attendaient et j’ai été très déstabilisée. En plus, lors de l’entretien de motivation, à chaque qu’on m’a coupé la parole c’était pour me parler d’échec (au concours, à une U.E. si j’intégrais l’école, avec un patient si j’arrivais à devenir orthophoniste!!) donc je sentais bien que ce n’était pas bon. J’ai eu 30/100! La 2° année, j’y suis allée plus confiante, en connaissant les épreuves qu’on allait me faire passer, en m’attendant à des questions négatives (mais il n’y en a eu aucune!) Du coup j’étais moins prise au dépourvu et j’ai pensé que j’avais vraiment mieux réussi les épreuves. J’ai eu 32/100!!!!!! MDR! Bref! Je ne sais pas ce qu’ils attendent des candidats à l’oral! Et je trouve regrettable qu’il n’y ait aucune communication sur le contenu des épreuves et les attentes du jury, ou sur les barèmes (à l’écrit comme à l’oral!)
Ce que je crois pouvoir dire, c’est qu’ils attachent de l’importance à la représentation qu’on a du métier d’orthophoniste, et surtout qu’ils cherchent à savoir si cette représentation est plutôt de l’ordre du fantasme ou si on a tenté de récolter des informations auprès de professionnels patentés!

– Un petit mot pour expliquer comment vous travailliez, quelles étaient vos méthodes:

Je suis assez autonome et je ne préparais qu’un concours, je n’ai donc pas fait de prépa. J’ai commandé (la 1° fois où j’ai présenté le concours) les annales à la fac. Je me suis basée dessus pour savoir quoi (et comment) travailler. Ensuite j’ai aussi travaillé sur l’ouvrage « Admis en écoles paramédicales – Concours Orthophoniste, annales corrigées », mais il présentait tous les types d’épreuves des différentes écoles, je n’ai donc pas pu en utiliser tout le contenu.
Pour la synthèse de documents, j’ai eu du mal à me préparer comme il faut parce que c’est une épreuve qui ne se fait qu’à Nice dans ces conditions là! J’ai fait des fiches de méthode avec des bouquins sur la note de synthèse, pour savoir ce qu’on attend globalement des candidats dans ce genre d’épreuves, mais je n’étais pas sûre des attentes du jury niçois qui a poussé l’épreuve à la limite du nombre de documents (maximal) et du temps donné (minimal)
Pour la dissertation, j’ai travaillé la méthodologie et je me suis entraînée sur des sujets d’annales divers et variés. Souvent seulement mentalement dans l’élaboration d’un plan en peu de temps. Je m’inventais des sujets que je tâchais de problématiser.
Pour la dictée,j’ai travaillé sur « Le français pour les Nuls » pour avoir une base de l’essentiel des règles de grammaire qui posent problème (comme l’accord des couleurs ou l’accord du participe passé des verbes réfléchis par exemple) et j’ai fait beaucoup de dictées tirées par les cheveux, parce que celles de Nice sont tordues! Plus l’entrainement sur les annales niçoises que j’ai trouvées!
Pour le vocabulaire, c’est la matière que j’ai préféré travailler! Je ne m’étais pas souvent posé la question de définir des mots avant de me pencher sur cette épreuve. Ca m’a d’abord semblé difficile, puis j’ai trouvé que c’était une question d’entraînement! J’ai noté tous les mots que je lisais (je lis 2 à 3 romans par semaine) que je ne comprenais pas ou dont je n’étais pas sûre du sens. Je les ai notés dans un répertoire avec leurs définitions, j’ai aussi surligné leur orthographe si elle était problématique (c’est très subjectif, chacun n’aura pas les même critères!) et mis en confrontation des mots qu’on a tendance à confondre (ex : bâiller / bailler / bayer, ou détoner / détonner) J’ai aussi surligné en bleu les mots masculins et en rose les mots féminins, pour ceux sur lesquels on a toujours un doute! J’ai relu très régulièrement mon répertoire. Et j’étais heureuse de trouver 3 mots sur les 20 de l’épreuve qui en faisaient partie!! (alcôve, incoercible et intempérant)
Enfin, pour ce qu’ils appellent « épreuve de réflexion », en dehors d’un travail sur les figures de style ou la grammaire (ce que je ne devais pas particulièrement travailler pour Nice) j’avoue n’avoir rien fait de particulier! La culture, on l’a ou on ne l’a pas! Ca ne s’invente pas!!
Vu mes notes pitoyables à l’oral, je n’oserai pas dire ce que j’ai mis en oeuvre : apparemment ça n’a servi à rien, donc autant m’abstenir! LOL

Si on y est, c’est que c’est possible! Je ne crois pas qu’on soit des sur-hommes ou sur-femmes (quoique..!!) Mais juste qu’on a su montrer qu’on avait des compétences certaines dans la langue française et qu’on était motivé(e)s pour suivre un cursus de cinq ans pour une profession sur laquelle on s’est renseigné(e)s !

Sabrina »

…Et un de l’oral :

« On attend dans le couloir, on est plusieurs par heure donc on est rarement seul. On est appelé ensuite par un des membres du jury, et on rentre : pensez à dire bonjour !
Ils étaient 4 dans le jury : deux femmes, deux hommes (psychologue, orthophoniste,..) on s’assoit et on leur donne les papiers à amener (test ORL, photo, et tout), ils les regardent vite fait mais ne les développent pas.
Moi j’ai d’abord tiré mon texte à lire sans ponctuation : un texte sur les griffes des animaux, que je devais résumer brièvement et auquel je devais donner un titre (j’ai très mal réussi)
Ensuite, j’ai tiré au sort un thème : « une phrase à connotation théâtrale », je devais alors écrire une phrase sur une feuille blanche avec un crayon de papier (fournis) en répondant au thème (ils regardent la tenue du stylo, si l’on écrit droit, notre temps de réflexion)
Après, tirage au sort du sujet de réflexion : « temps et climats » : et on commence directement : personnellement j’ai parlé du fait que c’était une des différences notables du monde, qui entrainait des différences de mode de vie, de culture, que cela déterminait aussi des choix de lieu de vie pour certains : j’ai précisé quelques climats au début pour partir du général.
Pour finir : la discussion avec le jury : d’où je viens, le nombre de concours que j’ai passés, ma saison préférée, mes loisirs, pourquoi Nice, et pourquoi est-ce que je pensais avoir été prise seulement à Nice (je n’ai eu qu’un seul oral), questions sur le fait de partir loin de chez moi, sur ma vie et sur moi en général, comment je suis, mes habitudes de vie, discussion aussi sur le concours de Nice en lui-même : comment je l’ai vécu, mon épreuve préférée, plein de blagues sur la dictée.
Au niveau de mes impressions : j’étais très déçue de ce que j’avais fait pendant les exercices, j’avais peur et le stress montait.
Mais la discussion était très très très agréable, j’ai eu l’impression de parler avec des gens intéressés, qui m’écoutaient, de parler avec des gens simples qui cherchaient à savoir qui j’étais. Je n’ai pas eu à dire mes motivations, ou quoi que ce soit, mais je pense qu’avoir dit que j’avais passé 16 concours dans l’année les avait convaincus. Du coup j’en ai profité pour vraiment montrer qui je suis, l’orthophoniste que je pouvais devenir dans leur école. J’ai sorti mon plus beau sourire, et j’ai « profité » de ce moment. J’ai été sincère, j’ai répondu comme j’aurais répondu à des amis, sincèrement et sans me poser trop de questions sur ce que je disais. Je ne voulais pas sortir en me disant qu’ils ne savaient pas qui ils prendraient s’ils mettaient mon nom sur la liste. Je voulais qu’ils se rappellent de moi comme d’une jeune femme souriante et qui ne veut qu’une chose : être orthophoniste !! J’ai un peu oublié toutes les réponses précablées de la prépa, et j’ai montré qui j’étais vraiment, pour être différente de la masse en fait.
Je suis sortie au bout de 25min, déçue des exercices mais contente de rien avoir lâché, de m’être battu, contente aussi de la sincérité de cet échange détendu et souriant.
Au final, j’ai fini 15ème de la liste principale, et je vous assure que ce n’est pas grâce à mes exercices… !!! Après en avoir parlé plusieurs fois avec les différentes étudiantes de la promo, on pense vraiment qu’à Nice ils cherchent des personnes, pas des robots. Ils savent qu’ils ont bien assez de demande, et ils veulent trouver les futures orthophonistes qui leur plaisent par leur sincérité et leur personnalité. Donc montrez qui vous êtes !! Ils détestent les moules tout faits sortant de la prépa, ils veulent voir l’étudiant qu’ils auront en face d’eux pendant 5 ans. Souriez, montrez l’orthophoniste que vous pourrez être…Et ne lâchez jamais rien !!! Soyez battantes, même s’ils vous cherchent un peu ou vous testent, prouvez leur que vous avez votre place dans l’école, faites que votre nom reste dans leur tête…

Allez, à vous de jouer !!! Bonne chance !!

Auréa »

TÉMOIGNAGES DE L’ORAL : 

Léa C :

« Comme j’étais loin sur les listes complémentaires des autres concours auxquels j’avais été admissible, Nice était un peu ma dernière chance et surtout la ville que je voulais; un mot seul pour décrire cet oral : pression. Mais il ne fallait pas que je laisse le stress m’envahir!

Nous voici le jour de l’oral, début juillet sous le merveilleux soleil de Nice. Petit conseil, le jour J  il faut avoir une tenue dans laquelle vous vous sentez bien (et pensez que l’oral se passe à la fac de médecine donc qu’il faut grimper la petite colline quand on arrive en tram et avec certains bus). J’y étais bien en avance pour être sereine et c’est parti : le jury vient me chercher.

Je m’installe donc en face de ce jury de 4 personnes qui me tend un texte sans ponctuation à lire, puis à résumer et à titrer. Ce qui est compliqué c’est de comprendre ce qu’on lit car on est concentré sur la ponctuation manquante, d’autant plus que mon texte contenait des questions et des exclamations! Je n’ai pas vraiment réussi mais dans ce cas-là on oublie et on passe à autre chose pour être à fond sur le reste. Ensuite j’ai tiré un sujet au sort : les animaux de compagnie. C’est un sujet surprenant pour un concours mais le but est d’évaluer nos capacités d’adaptation. Ensuite ils m’ont demandé mon parcours par rapport à l’orthophonie, ce que j’ai fait après le bac, pourquoi avoir fait une prépa, les concours que j’ai passés, mes loisirs et mes qualités/défauts.Ce sont des questions plutôt récurrentes des oraux auxquelles il faut être préparé mais il faut surtout rester spontané! Puis ils m’ont tendu une feuille et un crayon à papier et m’ont demandé d’écrire « une phrase avec une pointe de curiosité ». Feuille ensuite signée et gardée avec ma photo collée dessus ! Cela m’a beaucoup déstabilisée mais s’il y a bien une chose à ne pas faire c’est d’être trop pessimiste en sortant ! Tant que vous n’avez pas les résultats ne perdez pas espoir! C’est vraiment la leçon que j’en ai tirée ! Les oraux que je pensais avoir ratés je les ai eus et celui qui s’était plutôt bien passé n’a pas été suffisant.

Pensez à cette joie que vous aurez le jour d’un bon résultat final. Tous ces efforts seront récompensés! Lâchez-rien, ça vaut le coup!  »

Maïlis : 

« Je me revois encore le jour où j’ai appris que j’allais à l’oral de Nice. J’étais tellement heureuse, je n’en revenais pas. J’allais alors me présenter à 2 oraux : celui de Clermont-Ferrand et celui de Nice. Enfin deux chances de pouvoir m’exprimer, montrer toute la motivation que j’avais en moi, après trois années intenses de préparation ! Quand je suis allée passer l’oral de Nice, je savais déjà que j’étais admise en école à Clermont-Ferrand. Mais hors de question pour moi de ne pas aller jusqu’au bout, j’avais tellement travaillé en trois ans que je voulais absolument rencontrer les jurés niçois, et surtout, Nice était la ville qui me tenait le plus à cœur. Je me revois ce fameux vendredi matin, à gravir cette rude montée, sous cette chaleur et notre beau soleil, le stress était pourtant bien présent, mais j’avais vraiment hâte de rencontrer le jury. Je vous conseille de prévoir une tenue de rechange (du moins un haut) à cause de la montée, histoire d’arriver un minimum frais/fraîche dans la salle haha.
Après de looongues minutes d’attente, c’est enfin à mon tour ! Quatre personnes devant moi : Deux hommes au milieu et les deux autres femmes aux extrémités de la table. Op op op, pas de temps à perdre : le jury me demande de donner les papiers : carte d’identité, audiogramme de l’ORL. En regardant ma carte, ils ont vu que je venais de Nîmes puis op petite blague sur la féria, ça m’a permis de me sentir un peu plus à l’aise et plus proche des jurés en même temps.
Puis, l’homme devant moi me demande de piocher un texte. C’est un texte sans ponctuation que j’ai dû lire à haute voix, texte que je devais ensuite résumer instantanément et auquel je devais donner un titre. Me voilà lancée dans la lecture, pas évident, car c’est un texte philosophique, mais je pense m’en sortir plutôt bien, puis la dernière phrase est « Ainsi parlait Zarathoustra… » Là, il faut maintenant le résumer. Ouille, pensées philosophiques, idées plutôt abstraites, mais je me lance dans mon résumé. Je dis que ce texte réfère à une notion de bien et de mal, l’homme face à moi : « Oui, pourquoi ? Sur quels éléments vous appuyez-vous pour dire cela ? », Ok je regarde mon texte, je sors quelques mots, quelques phrases, je dis tout ce à quoi ça me fait penser. Puis, toujours le même homme me demande « Savez-vous qui a écrit cet extrait ? » « Oui, Nietzsche ». Ok, cette partie passe très vite, ils n’ont pas l’air mécontents ni enthousiastes. : Chose la plus importante pour cette épreuve : s’entraîner à savoir bien lire un texte sans ponctuation tout en assimilant son sens, du moins global, inutile de rentrer dans les détails !
Deuxième épreuve : Piocher un thème. Alors autant vous dire que je m’étais entraînée pendant plusieurs jours sur les thèmes récurrents de Nice, mais bien-sûr, le jour de l’oral, ça ne tombe pas sur ce que vous avez revu, sinon ce n’est pas drôle hein ? Voici le sujet que je pioche « Le savoir des anciens ». Alors Ok, je me lance, je ne bronche pas, j’évoque tout ce à quoi ça me fait penser, je commence même par donner une définition du savoir. Je vois que, toujours l’homme face à moi, n’est pas satisfait, et il commence à chercher plus loin « Ok, mais ça vous évoque quoi ? qui ? quelle période exactement, donnez-nous une référence, ou un auteur, ou un personnage. » Je réponds toujours instantanément, en disant les choses les plus réfléchies qui me viennent de suite à l’esprit. J’essaie toujours d’argumenter mes choix et mes réponses même si cette épreuve est celle qui m’a paru la plus compliquée. Ils testent surtout nos réactions, la façon dont on va s’approprier le thème, quelles idées on va poser dessus. Ils ne regardent pas qui va être la plus instruite (même si c’est quand même très important !), mais qui va être la plus réactive, spontanée et réfléchie dans sa façon de répondre.
Enfin, arrive le moment où l’on peut parler de nous, de nos motivations, de notre parcours. C’est le moment que j’ai préféré car c’est le moment où l’on peut montrer qui on est, pourquoi on est là, qu’est-ce qui nous a mené jusqu’ici, et surtout pourquoi l’orthophonie. Le jury a été très taquin, les deux hommes me coupaient sans cesse la parole, ou bien parlaient entre eux, je continuais alors de parler, en les regardant toujours bien dans les yeux, et bien-sûr en m’adressant aussi aux deux femmes. J’ai pu me défendre, parler de moi, de mes activités, de la vision du métier que j’avais à ce jour. Le jury rebondit sur les mots que l’on emploie, cherche à vous piéger, parfois va même un peu loin dans leurs questions, mais il faut en profiter, bondir sur l’occasion pour montrer qui vous y êtes, ce que vous avez en vous, et témoigner de toute votre histoire qui a fait que vous êtes cette personne aujourd’hui. Une personne unique qui se distinguera des autres et qui fera de vous une orthophoniste.
Entraînez-vous à dire à l’oral et dans l’ordre tous les concours que vous avez passés, (j’ai dû citer les miens depuis 3 ans, autant vous dire que ça a pris un peu de temps !). Pensez aussi à vos qualités et défauts, réfléchissez-bien à la façon dont vous allez proposer vos motivations aux jurés, n’hésitez pas à raconter une anecdote qui fera qu’ils se souviendront de vous, et surtout, le jury a beaucoup d’humour, alors n’hésitez pas à être joyeux, plein d’humour, cela permet vraiment d’interagir plus facilement avec eux. Soyez franches aussi, ils m’ont demandé si j’avais été admise ailleurs, et ils m’ont dit « Oui oui, vous avez dû leur dire pareil à Clermont-Ferrand, que vous préfériez aller dans cette ville, on nous l’a fait pas à nous, vous nous dites toutes pareil » « Alors déjà à Clermont ils ne m’ont pas posé la question, mais bien-sûr que s’ils me l’avaient posée j’aurai répondu que je préférais Clermont enfin, je suis franche, je ne vais pas vous mentir ! » Réponse du même homme toujours face à moi « Ah, enfin une qui est sincère ! ». J’ai eu également tous types de questions du style : que vous a apporté la prépa, puis la fac, comment avez-vous révisé le concours de Nice, qu’est-ce qui a fait que vous l’avez eu cette année et pas l’année dernière, ou encore « 3 ans ! Mais ce n’est plus de la motivation, c’est de la gourmandise maintenant ! » – LOL – On se calme, on sourit et on réplique !
Enfin, ne vous laissez pas faire, malgré les remarques, malgré les petites messes basses, affirmez-vous. L’oral de Nice est vraiment, selon le ressenti que j’ai eu, un oral où l’on peut se défendre et argumenter, alors saisissez vraiment cette chance !
Dernière petite épreuve, « ah au fait, puisque vous êtes ambitieuse (-on venait de parler de l’ambition juste avant-) écrivez-nous une phrase sur l’ambition ! » et l’homme m’a  « jeté » le papier avec le crayon devant mon nez. Je crois avoir écrit une phrase bateau du style « L’ambition nous permet d’avoir de la satisfaction dans nos expériences professionnelles ». Ils vont regarder la façon dont on tient le crayon, alors gare à vous, ne perdez pas de points inutilement sur cette petite épreuve. Mon oral a duré une vingtaine de minutes. Je suis sortie plutôt avec le sourire, car même si ce que j’avais dit aurait pu ne pas leur plaire, j’avais été moi, et pour moi c’était la chose la plus importante. Les résultats sont tombés 4 jours après. Mon nom était bien écrit sur la liste et ma décision était prise : J’allais faire mes études pendant 5 ans à l’école d’orthophonie de Nice !
Maïlis.  »

Eloïse : 

« La réception de la convocation pour l’oral était un soulagement et, en même temps, une montée de pression supplémentaire car il fallait penser à peaufiner la préparation de cette épreuve. L’oral de Nice était tard dans l’année (début juillet) et arrivait donc après l’accumulation de nombreux échecs à d’autres concours auparavant. Cependant, il ne faut rien lâcher ces derniers jours avant l’oral pour ne pas avoir de regrets.  Restez motivé(e)s à continuer votre préparation aux épreuves orales pour ne pas vous laisser déstabiliser le jour J. Vous êtes à deux doigts de votre rêve. Ce n’est donc pas le moment de vous décourager !

J’arrive donc à Nice la veille de l’oral et je me couche tôt pour arriver la plus reposée possible devant le jury le lendemain.

J’arrive donc à la fac de médecine le matin du dernier jour des oraux après quelques arrêts de tram et la première épreuve de la journée, la fameuse montée de Pasteur. (Prévoyez 5 bonnes minutes de marche depuis l’arrêt de tram et de l’eau).

Nous étions 4 à attendre dont deux pour la même heure. Une première personne est appelée puis c’est mon tour. J’étais à la fois déterminée à convaincre le jury mais aussi angoissée car c’était ma dernière chance de pouvoir intégrer une école cette année. Cependant, il faut essayer d’occulter cette idée de votre esprit et rester tous simplement concentré(e) sur les épreuves qui vous attendent. J’entre dans la salle et découvre un jury de 4 personnes. Ils sont assez souriants. Après avoir réglé tous les détails administratifs (émargement, convocations, vérification de l’audiogramme), ils me disent de choisir un texte sans ponctuation au hasard parmi une pile et de le lire puis d’en faire un résumé. Je commence à lire et me perds dans des phrases qui me semblent ne plus finir. Je termine la lecture et résume ce texte en deux trois phrases peu convaincantes. Un membre du jury me demande de donner un titre puis on passe à l’exercice suivant. Je pioche alors le sujet de dissertation : l’école du futur. Je rentre directement dans le vif du sujet plutôt inspirée mais le jury finit par m’orienter vers un autre angle d’approche. C’était une simple discussion. Dites ce que vous pensez et répondez au jury qui vous orientera là où il voudra vous emmener. Finalement, ils me demandent de leur expliquer comment m’est venue l’envie d’être orthophoniste. Puis ils m’ont posé des questions sur la manière dont je me suis préparée seule car ils semblaient dubitatifs sur le fait que cela soit possible. Ensuite ils m’ont posé des questions sur mes loisirs. La conversation était plutôt agréable car le jury la ponctuait de blagues et ne cherchait ni à m’enfoncer ni à me piéger. Il voulait simplement cerner ma personnalité et comprendre mes motivations. De toute façon, quoi qu’il arrive, gardez le sourire et ne paniquez pas. Je pense que leur objectif est de cerner votre personnalité pour savoir si vous ferez à la fois de bon(ne)s étudiant(e)s en orthophonie mais, surtout, de bons professionnels dans 5 ans. Finalement, ils me demandent d’écrire une phrase philosophique sur un papier et là, le trou noir… Je n’avais aucune idée qui me venait. Finalement, j’ai brodé une phrase qui m’a parue peu convaincante. Cependant je garde le sourire et sort de la salle soulagée que cet oral et en même temps ce marathon de concours soit enfin terminé. Les 3 jours suivants je ressasse et ressasse cet oral qui ne me semblait pas réussi. Je me suis dit que je ne serais jamais admise avec ce que j’avais pu dire. Le mardi après-midi je reçois un mail et je lis « Félicitations vous êtes admise à l’école orthophoniste de Nice ».

 

Elisa :

« Nice a été mon seul oral parmi les 5 concours que j’ai passés cette année-là. Étant de Nice, c’était la ville que je voulais le plus. J’avais commencé à préparer mon oral en même temps que je préparais mes écrits pour ne pas tout faire au dernier moment, mais après avoir appris mon admissibilité, n’ayant jamais passé d’oral seule face à un jury j’ai commencé à beaucoup stresser. Puis, je me suis dit que je n’avais rien à perdre : c’était le seul oral que j’avais décroché, il fallait que j’y aille à 200%.

Mon oral s’est déroulé le jeudi 6 juillet en milieu d’après-midi. Je suis arrivée à la fac de médecine de Pasteur avec 1h d’avance histoire de repérer les lieux et de déstresser au maximum. Je suis passée la première de mon groupe. Je suis rentrée dans la salle plus motivée que jamais, le sourire aux lèvres.

Face à moi 4 personnes : 2 femmes et 2 hommes qui m’ont mise de suite très à l’aise. Une fois les papiers donnés, l’oral a commencé (tout se déroule très très vite).

  • Un texte sans ponctuation pioché au hasard à lire à voix haute, puis à résumer. Quand j’ai vu le texte sous mes yeux je me suis rendu compte que c’était un texte que j’avais déjà lu… Il était déjà tombé l’année dernière mais malheureusement je l’avais lu de travers et ne sachant pas comment le résumer je l’avais laissé tomber. Je m’en suis énormément voulu. J’ai d’ailleurs retrouvé ce texte :

« Je l’ouvris au hasard. Les caractères m’étaient inconnus. Les pages, qui me parurent assez abîmées et d’une pauvre typographie, étaient imprimées sur deux colonnes à la façon d’une bible. Le texte était serré et disposé en versets. A l’angle supérieur des pages figuraient des chiffres arabes. Mon attention fut attirée sur le fait qu’une page paire portait, par exemple, le numéro 40514 et l’impaire, qui suivait, le numéro 999. Je tournai cette page ; au verso la pagination comportait huit chiffres. Elle était ornée d’une petite illustration, comme on en trouve dans les dictionnaires : une ancre dessinée à la plume, comme par la main malhabile d’un enfant. »

L’inconnu me dit alors :

– Regardez-la bien. Vous ne la verrez jamais plus.

Il y avait comme une menace dans cette affirmation, mais pas dans la voix. Je repérai sa place exacte dans le livre et fermai le volume. Je le rouvrai aussitôt. Je cherchai en vain le dessin de l’ancre, page par page. Pour masquer ma surprise, je lui dis :

– Il s’agit d’une version de l’Écriture Sainte dans une des langues hindoues, n’est-ce pas ? »

Je ne me souviens même plus du titre que j’ai donné, j’ai tenté de le résumer en 2, 3 phrases, sans grande conviction. Je pense avoir raté cette première partie mais je ne me suis pas laissée démonter. J’ai quand même voulu tout donner pour le reste. J’ai essayé de me montrer le plus confiante et détendue possible même si dans ma tête j’étais un volcan en ébullition.

  • Un sujet pioché au hasard sur lequel il faut disserter. Je suis tombée sur « la mode chez les enfants ». Plutôt soulagée par rapport aux sujets qui peuvent tomber, j’ai commencé par une approche globale puis je me suis attaquée au vif du sujet. C’est l’épreuve qui a duré le plus longtemps. Le jury rebondit énormément sur ce que vous dites et pose beaucoup de questions, souvent en vrac l’une n’ayant aucun rapport avec la précédente. Ils ont aussi contré certains de mes arguments pour voir si j’étais sûre de moi. Ils vous testent beaucoup sur vos réactions.
  • Une phrase à écrire sur un petit papier avec une connotation (picturale, astronomique, maritime…). J’ai eu droit à la connotation artistique. Ils vérifient la tenue de votre stylo et vous demande de signer le papier.

La dernière épreuve était celle que j’ai préférée : l’entretien et les motivations. C’est la partie sur laquelle je misais le plus. Ils cherchent à savoir qui vous êtes et pourquoi vous êtes là. Ayez une attitude naturelle et spontanée. On m’a demandé pourquoi j’avais choisi un bac S, quelles études j’avais faites après mon bac pourquoi et comment j’en étais arrivée à l’orthophonie, depuis quand je passais les concours, quels concours j’avais passés (ils vous les demandent TOUS, UN PAR UN !), si j’avais fait une prépa, pourquoi Nice a été ma seule admissibilité, comment j’avais préparé le concours de Nice. On m’a aussi beaucoup questionnée sur mes loisirs.

L’oral se termine au bout de 20 minutes. J’ai essayé de sourire tout le long de l’épreuve et d’être détendue même quand ce que je disais n’était pas forcément bien.

Il faut garder confiance en soi et être très motivé. Ils aiment beaucoup l’humour et n’hésitent pas à vous déstabiliser (un membre du jury regardait son téléphone pendant que je parlais). Faites bien attention à tous les regarder car certains sont plus attentifs que d’autres. Je suis sortie plus ou moins satisfaite de mon entretien. J’ai appris (après un long week-end d’attente) 5 jours plus tard que j’étais admise sur liste principale. C’est un moment qui restera gravé dans ma mémoire.

Ça n’arrive pas qu’aux autres, restez déterminé et motivé, quoi qu’il arrive battez vous !!! Et n’oubliez pas que le travail paie.

A l’année prochaine »

Alba:

 » J’étais convoquée à 16h. Pour arriver à la fac, il faut prendre le tram direction Hôpital Pasteur et descendre au terminus, puis monter pendant environ 10 min jusqu’à la fac de médecine. Normalement, les salles d’oral sont au RDC. Je me souviens avoir été perdue alors ça peut servir 😉 Conseil : prévoir un haut de rechange ou du déo après la montée de Pasteur qui est très pentue et difficile à gravir surtout à la période des oraux qui ont lieu l’été. Personnellement, je suis venue en robe au moins je n’avais pas chaud.

Quand je suis arrivée, il y avait déjà quelques filles qui attendaient donc j’ai pu discuter avec certaines, ce qui m’a changé les idées. 5mn avant que l’on m’appelle, j’ai essayé de m’isoler, de fermer les yeux et de me concentrer sur ma respiration pour faire le vide et me détendre. Conseil : répétez-vous des choses positives ! Ça marche vraiment ! Même si vous n’avez pas confiance en vous, dites-vous dans votre tête que ça va aller, ou des phrases simples comme « je vais y arriver », « j’en suis capable », « je suis détendue » pour vous conditionner et arriver sereine devant le jury.

Vint le moment tant redouté : je suis appelée. Devant moi, le jury se compose de deux hommes et de deux femmes.  Ils me demandent de me présenter et prennent mes bilans ORL et ophtalmologique (pensez à prendre rendez-vous tôt car les cabinets se remplissent vite, personnellement je suis allée sur Doctolib et j’ai pu avoir un rendez-vous rapidement). Personnellement je n’avais pas fait de bilan orthophonique en faire un est toujours mieux pour s’assurer qu’il n’y a pas de problème.

Ils me tendent un texte sans ponctuation d’environ 5 lignes. Cela parlait d’un garçon qui s’appelait François. Ils me demandent de le lire à haute voix, puis de lui donner un titre. Je n’avais pas vraiment d’idée et j’ai commencé à hésiter puis finalement je me suis lancée, j’ai répondu vraiment spontanément « Sacré François ! ». J’étais gênée mais ils ont trouvé ça original et marrant, ça a détendu l’atmosphère.

Ensuite, j’ai pioché un papier, c’est la fameuse « dissertation orale ». Je suis tombée sur un sujet vraiment pas facile : la responsabilité politique… J’ai essayé tant bien que mal de m’en sortir mais je n’étais pas à l’aise avec le sujet. Je n’avais pas vraiment révisé cette partie, j’avais juste lu quelques articles d’actualités sur certains thèmes cités dans les témoignages… Je comptais plutôt sur la spontanéité et sur ma culture générale.

Ils sont passés à autre chose quand ils ont vu que je radotais. Ils m’ont posé des questions sur mes hobbies, sur ma personnalité, pourquoi je voulais rester à Nice, si j’avais déjà été acceptée ailleurs (si oui, trouvez des arguments caractéristiques de la ville ou du centre de formation pour convaincre le jury). C’est surtout un des deux hommes qui parlait, alors qu’une des deux femmes était muette et me regardait avec insistance. Conseil : regardez tous les membres du jury même s’ils ne parlent pas !

Je pense que c’est cette partie-là qui m’a fait gagner des points car j’ai essayé d’être toujours souriante, d’avoir une touche d’humour et de ne pas être timide ! À ma grande surprise, le sujet de l’orthophonie n’a pas du tout été abordé ! Je pense qu’ils cherchent avant tout à savoir qui vous êtes.

À la fin, ils m’ont demandé d’écrire une phrase en rapport avec le sport, d’écrire mon nom et prénom puis de signer.

Au final j’ai eu 52,5/100 à l’oral et j’ai été sur liste principale ! Mon principal conseil : soyez spontané(e)s et n’essayez pas de jouer un rôle, ils le verront automatiquement et essaieront de creuser. N’ayez pas non plus peur de dire que vous êtes stressé(e)s, ils ont vu de nombreux candidats avant vous !

Bon courage à tous ! Alba »

 

Célia :

« Bonjour les filles ! Je m’appelle Célia. Je suis actuellement en première année d’orthophonie à Nice. J’ai obtenu un Bac Es. Après mon bac, j’ai validé une première année en Sciences du Langage. Je me suis ensuite engagée dans une préparation durant deux ans : la première année, je n’ai obtenu aucun écrit et donc aucun oral. Durant ma seconde année de préparation, j’ai eu l’écrit de Bordeaux mais je n’ai pas été accepté à l’oral ainsi que l’écrit de Nice et son oral !!!!!Les résultats de Nice tardent beaucoup mais il faut y croire jusqu’au bout et notamment après avoir eu les écrits ! Il ne faut pas se décourager et j’en suis la preuve ! La récompense est à la clé !Mon oral à Nice était prévu pour fin juin/ début juillet ! La semaine était banalisée pour les oraux et nous étions au courant des résultats dans le courant de la semaine suivante (Cette étape-là était plus rapide, le suspense avait assez duré!).

Je suis alors allée à Nice accompagnée d’une fille de ma préparation et de sa maman. Nous logions dans deux hôtels différents. Etre seule la veille d’un oral n’est pas facile, mais j’avais profité de ma soirée pour prendre soin de moi et relire quelques exercices pour le lendemain. Mon oral était prévu pour 14h mais je me suis présentée à l’université vers 10h30 (oui le stress m’avait un peu envahi ahah) ! Un dame qui faisait alors passer les oraux aux filles qui attendaient dans le couloir m’a demandé à quelle heure je devais passer. Je lui dis à 14h et elle m’a spontanément proposé de passer la dernière de la matinée à 12h. J’ai répondu oui car cela m’arrangeait de passer avant pour terminer plus tôt ! Je suis alors rentrée à 12h dans une petite salle avec un jury composé de 4 personnes ! Deux femmes et deux hommes ! Les deux hommes étaient au milieu et les deux femmes sur les côtés ! Tous avaient comme un rôle : la dame de gauche paraissait compatissante, le monsieur de gauche parlait souvent et avait un air un peu moqueur, le monsieur de droite ne me portait presque pas d’attention (il tayait ses crayons) et la dame de droite me regardait mais paraissait plutôt hautaine et exaspérée. Le monsieur de gauche, qui m’a posé quasiment toutes les questions, m’a d’abord demandé de me présenter. Il était assez incisif, il ne prenait « aucune pincette » pour s’adresser à moi ! On m’a ensuite demandé de lire un texte sans ponctuation (je m’étais entraînée avec des textes sans majuscule, sans ponctuation, avec des mots collés). Attention, il faut se concentrer sur la lecture mais aussi sur le sens ! Puisqu’on m’a aussi demandé ce que j’avais compris du texte une fois ma lecture terminée ! On m’a ensuite demandé d’écrire une phrase à connotation amicale (je m’étais entraînée à ce genre de phrases : je prenais des phrases avec de nombreuses connotations : scientifique, amicale, musicale, mathématique, joviale, triste…). La tenue du stylo est importante dans cet exercice ! Après ces petits exercices, un réel échange a commencé. Le jury m’a questionné sur mes loisirs, mon parcours scolaire et professionnel… Ils se sont intéressés à moi ! Ils m’ont ensuite posé une question qui m’a un peu déstabilisée : Qu’apporteriez-vous de plus que les autres filles à la promotion 2017/2018 des orthophonistes de Nice ? Je pense qu’il faut répondre assez spontanément en essayant tout de même de se mettre en valeur ! Ils recherchent des personnes authentiques et non conformées à des discours de préparation. Les membres du jury m’ont ensuite demandé mes qualités et mes défauts. J’ai répondu honnêtement sans vouloir cacher mes défauts et je pense que c’est ce qu’ils attendaient. Ils m’ont enfin surpris quand ils m’ont annoncé d’un coup que l’entretien était terminé. Vingt minutes s’étaient écoulées mais je n’ai pas vu le temps passé ! Ils ont fini en me demander si j’avais quelque chose à ajouter ! Je pense qu’une petite phrase s’impose ! Manière de leur faire retenir qui on était et de leur montrer notre motivation !!! Bon courage à celles qui lisent ce témoignage et croyez en vous ! 🙂  »

Léa L:

« Et me revoilà… J’espère que pour vous les écrits se sont bien passés, mais si vous lisez mon commentaire, c’est que vous avez réussi cette partie ! Bravo !!! Courage, plus que l’oral !!!

L’oral de Nice se déroule à la faculté de médecine, qui se situe tout en haut d’une colline !!! Et oui, vous l’aurez bien compris, il y a une grosse montée (à faire à pied puisqu’aucun bus ne monte jusque là !!!). Alors premier conseil (et je pense que toutes les filles vont vous le donner), amenez avec vous une tenue de rechange. Partez avec de l’avance, prenez votre temps pour faire la montée (pour des filles comme moi venant de villes où tout est plat, ça n’est pas facile !!!). Dès que vous arrivez à l’endroit du crime, vérifiez évidemment où est votre salle et partez aux toilettes vous changer. N’oubliez pas le déo hihi !L’année dernière, le jury de l’oral se composait de 4 personnes : deux femmes aux extrémités (l’une était une psychologue spécialisée en neuropsychologie) et deux hommes au centre (l’un était un pédiatre). L’une des deux femmes s’occupait de la partie administrative, et me regardait constamment, en me souriant beaucoup (je peux vous dire que ça me rassurait vachement !). L’autre femme écrivait et ne me regardait quasiment jamais ! Les hommes quant à eux ont été les plus coriaces avec moi : l’un n’écrivait rien et ne me regardait pas (j’avais l’impression qu’il s’ennuyait beaucoup – je ne vous raconte pas la panique qui montait alors en moi !!!) et l’autre homme n’arrêtait pas de rebondir sur tout ce que je disais en me posant des questions et en me taquinant. Je répondais alors à ses questions avec franchise, je lui disais ce qui me passait par la tête.Concernant l’épreuve en elle-même, elle n’a duré qu’une dizaine de minutes et elle s’est déroulée en 4 parties.

  • Première partie : lecture d’un texte (d’une quinzaine de lignes) sans ponctuation. Attention, sans ponctuation signifie sans points, sans majuscules et sans accents. Mais le texte sur lequel je suis tombée contenait des espaces (je vous dis ça car pour préparer cet oral, je n’arrêtais pas de demander autour de moi s’il y avait des espaces ou non – car la difficulté n’est plus la même). Ayez une lecture fluide et faites attention à votre posture ! A la fin de la lecture, je devais résumer le texte en quelques phrases et lui donner un titre. Pour le titre, évitez de reprendre exactement les mêmes mots que le texte, essayez d’être un petit peu original (je sais que ça peut être dur dans ce genre de moment mais essayez !).
  • Deuxième partie, je devais piocher un thème au hasard, et je devais discuter dessus pendant environ 3 minutes (autant vous dire que vous n’avez pas le temps de vous étaler). Me concernant, je suis tombée sur le thème de la crise économique. J’ai alors commencé à donner la définition d’une crise en générale, en donnant des exemples, puis j’ai spécifié en parlant de l’économie, en donnant les causes et les conséquences de la crise économique, selon moi bien sûr. Pendant 3 minutes, aucun des jurys ne m’a interrompu, puis, lorsque j’avais fini d’exposer mes idées, un des hommes m’a posé des questions du style : comment pouvons-nous résoudre la crise économique ? Il faudrait récupérer de l’argent… mais alors… comme 2/3 des habitants de la France sont « aisés », faut-il leur enlever de l’argent ? Ne vont-ils pas se rebeller ? Alors il faudrait peut-être enlever de l’argent au pauvre ? Mais comment puisqu’ils n’ont rien ? J’ai très vite compris que le juré voulait me piéger mais j’ai su exposer mes arguments et je ne me suis pas laissé démonter !
  • Troisième partie : l’autre homme prend la parole. Vous devrez écrire une phrase à connotation… Venant de Paris, il me dit « pourriez-vous écrire une phrase typiquement parisienne ? » « Euh oui bien sûr » je lui répondis sans avoir aucune idée de quoi écrire ! Je sors alors une phrase toute bête… Dans cette épreuve, les jurés vous regarderons attentivement pour observer votre manière de tenir le stylo ! Faites donc très attention ! Si vous avez un doute sur votre façon de tenir le stylo, n’hésitez pas à demander à votre entourage, ou aux professeurs de votre prépa.
  • Quatrième et dernière partie, votre présentation. Les questions qui m’ont été posées sont : quel bac avez-vous fait ? Pourquoi orthophoniste ? Quels sont vos défauts ? Pourquoi Nice ? Combien d’écrits et oraux avez-vous eus ? La distance ne vous fait pas peur ? Comment pouvons-nous être sûr que vous resterez à Nice pour les études et après ? Durant cette partie, ne leur donnez pas des réponses de type « prépa », soyez naturel, honnête et spontané !!! Oubliez tout ce que vous avez appris durant votre année de prépa (je sais que ça peut être très dur) et soyez original. Le but de cet oral est de vous démarquer des autres !

Je crois que j’ai fait le tour pour l’oral (je suis désolée si ce témoignage est un petit peu trop long mais cela me fait plaisir de pouvoir vous aider et je sais que les témoignages sont d’une aide précieuse !). N’oubliez pas votre sourire chez vous, soyez enthousiaste et montrez-leur que vous voulez être orthophoniste !!!D’ici là, reposez-vous bien.

Je vous fais de gros bisous et vous souhaite bonne chance pour cet oral (n’hésitez surtout pas à nous contacter si vous avez des questions !!!).

Léa »

Léa P :

Salut à toutes !

D’abord, félicitations à vous toutes, vous avez déjà passé ce fameux écrit et vous avez toutes vos chances d’intégrer l’école de Nice, alors courage !!

Je venais de terminer ma première année de prépa à Nantes l’année dernière, lorsque j’ai reçu le fameux mail avec la convocation pour l’oral de Nice… sur 12 concours écrits passés, seul celui de Nice a été fructueux pour ma part. Je me voyais déjà redoubler à la vue de mes classements aux autres concours, donc ce mail a été un réel soulagement !

J’ai donc tout de suite contacté ma directrice de prépa, qui m’a fait travailler l’oral pendant 1 semaine et demie. J’étais convoquée le premier jour des oraux, donc je n’avais pas de temps à perdre. Je vous conseille de travailler les thèmes à disserter surtout, en demandant à pleins de personnes de votre entourage d’écrire des thèmes qui leurs viennent à l’esprit et ensuite d’en parler devant eux pendant 5 min spontanément. De plus, entraînez-vous à faire une présentation orale sur votre motivation, mais sans réciter quelque chose par cœur, plutôt en interaction avec une personne (10min max). Enfin, vous pouvez trouver des textes sans ponctuation sur internet. Il faut vous entraîner à les lire de façon fluide et à les résumer et les titrer directement après.

Lors de mon arrivée à la faculté de médecine, il faisait déjà très chaud (je pense que c’est mieux de s’habiller une fois à la fac) et les couloirs me paraissaient un peu vides. En effet, peu de personnes se présentaient ce jour là et j’étais seule à attendre à 14h dans le couloir. Une personne du jury est venue me chercher après 20 minutes d’attente, je suis rentrée en respirant un bon coup et en me disant qu’il fallait tout donner ! Après avoir dit bonjour aux 4 personnes (2 hommes, 2 femmes) je me suis assise et on m’a d’abord demandé les papiers (carte d’identité, audiogramme, convocation). Un des membres du jury a directement rigolé en voyant la carte d’identité (j’étais très jeune sur la photo) et a commencé à blaguer sur ça ! Cela m’a bcp détendue et je me suis dit qu’il fallait que je prenne dans le « bon sens » ces petites remarques. Il m’a ensuite directement demandé de me présenter brièvement. J’ai donc dit mon nom prénom âge, que je venais de faire une année de prépa à Nantes et que j’étais originaire de Vendée. Ils ont tout de suite rebondit sur ça, en me disant que je venais de loin etc, et j’ai saisi l’opportunité pour dire que j’étais tellement motivée et que la distance ne me dérangeait pas.

-la première épreuve a été celle de la lecture du texte sans ponctuation. J’ai raté un peu cette épreuve en butant sur certains mots et en ne réussissant pas vraiment à résumer le texte par la suite qui parlait d’amour et de relation avec un amant il me semble, je n’étais pas convaincue de ce que je venais de donner, et je me suis dis qu’il fallait que je me ressaisisse !

-ensuite, j’ai tiré un papier au sort : « la totalitarisme ». C’était le sujet à disserter et j’appréhendais cette épreuve, mais bizarrement je me suis mise à parler spontanément en donnant des exemples historiques de totalitarisme et en différenciant à la société actuelle démocratique et avec ce qui différait entre les deux. A partir delà, il y a eu un réel échange entre le jury et moi sur la démocratie d’ajd. Il faut surtout, je pense, définir brièvement le sujet et ensuite le présenter actuellement en donnant pourquoi pas son opinion puis amener d’autres possibilités d’opinions directement. Le jury veut surtout que vous soyez spontané et ouvert à différents points de vue. A la fin, le jury m’a demandé d’écrire une phrase démocratique et j’ai écrit un truc bidon sur les élections et le nouveau président Macron. Ne vous inquiétez pas, cette épreuve est là pour évaluer votre tenue du crayon et votre posture seulement.

-enfin, la dernière partie de l’oral est arrivée : les questions sur la motivation. Le jury m’a posé différentes questions : combien de concours passés/combien d’admissibilité/pq seulement Nice a mon avis/mes qualités et défauts/ce qui m’avait poussé à devenir ortho/est ce que j’étais vraiment prête a venir vivre 5 ans loin de ma famille/ ce qui pourrait me porter préjudice en tant qu’ortho dans ma personnalité etc… j’ai beaucoup aimé cette partie car j’ai senti un réel échange avec les 4 membres du jury (seuls les deux hommes parlaient, les deux femmes prenaient des notes). Je les ai trouvés drôles mais assez « piquants ». Ils ne me laissaient pas « déballer » mon discours de À à Z et préféraient me poser des questions en rebondissant sur ce que je disais, mais toujours de façon assez drôle et je suis rentrée un peu dans leur jeu, ce qui m’a bcp détendue.

L’oral est passé très vite (15minutes seulement) et je suis sortie en les remerciant avec un grand sourire. J’étais plutôt contente de l’échange qu’il y avait eu, et j’avais pu me présenter naturellement. En revanche, j’étais déçue de la partie lecture de texte et résumé mais je garde un bon souvenir de l’oral. Les résultats devaient ensuite être donnés le vendredi (5 jours après) mais suite à un problème informatique nous avons reçu le mail le mardi 11juillet, + d’une semaine après mon oral.. j’étais très stressée et je ne faisais que me remémorer mon oral en me disant que j’avais oublié certaines choses essentielles sur moi etc.. et finalement… le mail avec « félicitations » est arrivé!! J’étais tellement heureuse et soulagée alors que je n’y croyais plus vraiment après tous ces résultats négatifs. Je vous conseille vraiment de croire en vous jusqu’à la dernière minute!! En plus, les notes de l’écrit sont cumulées à celles de l’oral à Nice et on reçoit le détail par mail, c’est vraiment ma note d’oral qui m’a permis d’être sur la liste principale à une super place, car mes notes d’écrit étaient vraiment limites. Donc ne négligez pas cette partie orale, entraînez vous pour les épreuves techniques et ne récitez pas quelque chose d’appris par cœur pour la partie motivation. Je vous laisse mon adresse mail (leaporcher@gmail.com) si vous avez d’autres questions, que ce soit sur l’organisation de l’oral, le contenu ou autre il n’y a aucun souci, je répondrai avec plaisir.

Vous y êtes presque !!! Je vous souhaite plein de réussite et j’ai déjà hâte de vous retrouver l’an prochain !! Courage ! »

Marie B : 

L’oral de Nice était ma deuxième expérience ayant passé l’oral de Besançon quelques jours avant…
J’étais convoquée le matin du premier jour de la semaine d’oraux.
Il faisait vraiment chaud et j’avais en tête la colline à gravir pour arriver à la fac de médecine !
Premier conseil que je peux vous donner : prévoyez une tenue de rechange, ne mettez pas vos talons et optez pour une valise à roulettes… 😂
Je suis donc arrivée en avance, suis passée par les toilettes pour me rafraîchir, changer de chaussures, dernier petit coup de déodorant et me voici devant la salle. En ce qui concerne la tenue, je vous conseille réellement de rester vous même et de choisir des vêtements dans lesquels vous êtes à l’aise ! Pour ma part c’était un jean foncé, un haut coloré à manches courtes et des chaussures ouvertes noires.
Un monsieur a ouvert la porte, je respire un grand coup et entre avec un grand sourire : « BONJOUUUUR » !
Devant moi, 4 personnes : 2 femmes et 2 hommes, assis les uns à côté des autres.
On me propose rapidement de m’asseoir. S’en suit le côté administratif (certificats médicaux, carte identité etc)
Et l’oral commence : « d’où venez vous ? » (De Normandie !) « Oulala, vous devez avoir chaud » -rires- (Ehhhhh oui). J’ai compris qu’ils cherchaient à me mettre à l’aise et ce premier échange m’a plutôt détendue…
Premier exercice : je pioche un texte sans ponctuation. Je le lis, lui donne un titre et le résume en une phrase. Bon, cette épreuve ne m’a pas réellement inspirée, texte sur les arbres, les chênes etc. Le monsieur écrivait mot pour mot ce que je disais sans réagir.
Ensuite, je pioche un sujet à discuter… Malheur, je tombe sur « le totalitarisme ». J’essaie de dire quelque chose, je ne suis pas à l’aise (la culture générale n’est pas mon fort) et ne tiens que 30 secondes. Me voyant dans l’embarras, on me propose de repiocher. J’accepte et tombe sur « traverser dans les clous »… Bon, bon, bon… Là, c’est ta dernière chance, je me lance, j’essaie de définir le sujet, de faire des rapprochements avec des scènes de vie etc.
Dernier exercice : « prenez la feuille devant vous, le crayon à papier, écrivez une phrase à connotation autoritaire et signez en bas de la feuille ». Je pense qu’ils vérifient la tenue de votre stylo, votre posture et votre écriture sur une feuille blanche sans ligne alors entraînez-vous un petit peu.
On passe alors à la partie motivation :
– Combien et quels concours avez-vous passé ? On demande vraiment de citer toutes les villes…
– Combien d’admissibilités ?
– Vous avez surement dit à Besançon que vous iriez chez eux, vous allez donc nous dire aujourd’hui que si vous aviez le choix, vous viendriez à Nice ?
– Comment l’orthophonie ?
– Que pouvez vous apporter à l’orthophonie ?
– Quelles sont vos qualités ? Et vos défauts ?
– Pourquoi 3 ans pour décrocher un oral ?
– Quels sont vos loisirs ?
Cette partie fut un réel échange, détendu. Pour ma part, le jury a vraiment cherché à me connaître, se sont intéressés à moi, ont fait 2/3 petites blagues et rigolaient entre eux. Restez vous-même ! A certains moments, l’un des deux hommes me piquait un peu, me reprenait, me coupait mais toujours gentiment. Il m’a charriée sur ma réponse pour le « totalitarisme ». Je répondais franchement, avec le sourire et en maintenant mon regard.
Après 30 min d’oral, ils m’ont remerciée, avec le sourire. Je les ai remerciés à mon tour, leur ai dit que je serais ravie de les revoir au mois de septembre. Ils ont rigolé de bon coeur et je suis sortie.
J’ai appris la semaine d’après que j’étais admise sur liste principale… La joie, le soulagement ! Et cerise sur le gâteau, au final, je suis classée 9 ème sur 800 candidats ! Certes, on se dit que les concours c’est aussi une part de chance mais le travail paye énormément.
Ne baissez jamais les bras, vous méritez autant que les autres votre place à l’oral alors battez-vous, restez naturel(le) et sachez que le jury de Nice vous accueille vraiment avec de la bienveillance !
Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas 😉
A très vite,
Marie B. »

Retrouvez plus de témoignages sur la page Facebook du concours, où vous trouverez toutes sortes d’informations utiles!!
https://www.facebook.com/Concours-orthophonie-de-Nice-228109937358683/?fref=ts

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