Témoignages

Voici un témoignage de l’écrit…

« – Vos souvenirs les plus détaillés que vous avez du concours de Nice, sur les épreuves écrites et orales :

A l’écrit, 5 épreuves :
1) 14h-15h30, synthèse de documents
2) 15h45-16h05, dictée
3) 16h20-16h40, vocabulaire
4) 16h55-17h15, épreuve de réflexion
5) 17h30-17h50, dissertation
Les deux années où j’ai présenté le concours, le timing n’a pas été respecté. Ils ont toujours pris du retard (donc attention si les candidats doivent prendre un train ou avion pour rentrer chez eux!) Les deux fois j’étais au petit Valrose (je suis en début d’alphabet) et la 2° année ils n’avaient pas assez de photocopies pour l’épreuve de vocabulaire!!! Il en manquait au moins 20!
Je les ai trouvés très stricts sur les tenues vestimentaires (pas de grosse écharpe autorisée par exemple), sur les objets sur la table (pas de trousse). Et attention, téléphones portables évidemment interdits, donc penser à prendre une montre (moi j’avais un réveil matin assez gros pour bien voir l’heure!)
A l’oral, les gens sont convqués à la même heure par vagues de 2 heures (de 8 à 10h un groupe, de 10 à 12h un autre groupe…)

– Vos ressentis sur ce concours et sur les autres si vous en avez passé plusieurs:

Je n’ai passé que Nice. J’ai trouvé bien plus facile de ne présenter qu’un concours que de devoir en préparer plusieurs parce que ça m’a permis de m’entraîner bien à toutes les épreuves! J’avoue que je redoutais particulièrement la synthèse de documents et la dissertation, parce que je n’aime pas bâcler mon travail et que j’avais l’impression de n’avoir pas le temps suffisant pour faire ces épreuves correctement. Survoler les textes au lieu de les lire, établir plan / intro / conclusion dans la tête au lieu de pouvoir les mettre en forme au brouillon… a été coûteux pour moi. J’étais donc contente que la synthèse de documents soit la 1° épreuve, pour m’en débarrasser et me la sortir de la tête!
A l’oral, la 1° année, je suis sortie en sachant que je ne serais pas prise. Comme je n’avais pas fait de prépa, je n’avais pu trouver que très peu d’infos sur les épreuves qui m’attendaient et j’ai été très déstabilisée. En plus, lors de l’entretien de motivation, à chaque qu’on m’a coupé la parole c’était pour me parler d’échec (au concours, à une U.E. si j’intégrais l’école, avec un patient si j’arrivais à devenir orthophoniste!!) donc je sentais bien que ce n’était pas bon. J’ai eu 30/100! La 2° année, j’y suis allée plus confiante, en connaissant les épreuves qu’on allait me faire passer, en m’attendant à des questions négatives (mais il n’y en a eu aucune!) Du coup j’étais moins prise au dépourvu et j’ai pensé que j’avais vraiment mieux réussi les épreuves. J’ai eu 32/100!!!!!! MDR! Bref! Je ne sais pas ce qu’ils attendent des candidats à l’oral! Et je trouve regrettable qu’il n’y ait aucune communication sur le contenu des épreuves et les attentes du jury, ou sur les barèmes (à l’écrit comme à l’oral!)
Ce que je crois pouvoir dire, c’est qu’ils attachent de l’importance à la représentation qu’on a du métier d’orthophoniste, et surtout qu’ils cherchent à savoir si cette représentation est plutôt de l’ordre du fantasme ou si on a tenté de récolter des informations auprès de professionnels patentés!

– Un petit mot pour expliquer comment vous travailliez, quelles étaient vos méthodes:

Je suis assez autonome et je ne préparais qu’un concours, je n’ai donc pas fait de prépa. J’ai commandé (la 1° fois où j’ai présenté le concours) les annales à la fac. Je me suis basée dessus pour savoir quoi (et comment) travailler. Ensuite j’ai aussi travaillé sur l’ouvrage « Admis en écoles paramédicales – Concours Orthophoniste, annales corrigées », mais il présentait tous les types d’épreuves des différentes écoles, je n’ai donc pas pu en utiliser tout le contenu.
Pour la synthèse de documents, j’ai eu du mal à me préparer comme il faut parce que c’est une épreuve qui ne se fait qu’à Nice dans ces conditions là! J’ai fait des fiches de méthode avec des bouquins sur la note de synthèse, pour savoir ce qu’on attend globalement des candidats dans ce genre d’épreuves, mais je n’étais pas sûre des attentes du jury niçois qui a poussé l’épreuve à la limite du nombre de documents (maximal) et du temps donné (minimal)
Pour la dissertation, j’ai travaillé la méthodologie et je me suis entraînée sur des sujets d’annales divers et variés. Souvent seulement mentalement dans l’élaboration d’un plan en peu de temps. Je m’inventais des sujets que je tâchais de problématiser.
Pour la dictée,j’ai travaillé sur « Le français pour les Nuls » pour avoir une base de l’essentiel des règles de grammaire qui posent problème (comme l’accord des couleurs ou l’accord du participe passé des verbes réfléchis par exemple) et j’ai fait beaucoup de dictées tirées par les cheveux, parce que celles de Nice sont tordues! Plus l’entrainement sur les annales niçoises que j’ai trouvées!
Pour le vocabulaire, c’est la matière que j’ai préféré travailler! Je ne m’étais pas souvent posé la question de définir des mots avant de me pencher sur cette épreuve. Ca m’a d’abord semblé difficile, puis j’ai trouvé que c’était une question d’entraînement! J’ai noté tous les mots que je lisais (je lis 2 à 3 romans par semaine) que je ne comprenais pas ou dont je n’étais pas sûre du sens. Je les ai notés dans un répertoire avec leurs définitions, j’ai aussi surligné leur orthographe si elle était problématique (c’est très subjectif, chacun n’aura pas les même critères!) et mis en confrontation des mots qu’on a tendance à confondre (ex : bâiller / bailler / bayer, ou détoner / détonner) J’ai aussi surligné en bleu les mots masculins et en rose les mots féminins, pour ceux sur lesquels on a toujours un doute! J’ai relu très régulièrement mon répertoire. Et j’étais heureuse de trouver 3 mots sur les 20 de l’épreuve qui en faisaient partie!! (alcôve, incoercible et intempérant)
Enfin, pour ce qu’ils appellent « épreuve de réflexion », en dehors d’un travail sur les figures de style ou la grammaire (ce que je ne devais pas particulièrement travailler pour Nice) j’avoue n’avoir rien fait de particulier! La culture, on l’a ou on ne l’a pas! Ca ne s’invente pas!!
Vu mes notes pitoyables à l’oral, je n’oserai pas dire ce que j’ai mis en oeuvre : apparemment ça n’a servi à rien, donc autant m’abstenir! LOL

Si on y est, c’est que c’est possible! Je ne crois pas qu’on soit des sur-hommes ou sur-femmes (quoique..!!) Mais juste qu’on a su montrer qu’on avait des compétences certaines dans la langue française et qu’on était motivé(e)s pour suivre un cursus de cinq ans pour une profession sur laquelle on s’est renseigné(e)s !

Sabrina »

…Et un de l’oral :

« On attend dans le couloir, on est plusieurs par heure donc on est rarement seul. On est appelé ensuite par un des membres du jury, et on rentre : pensez à dire bonjour !
Ils étaient 4 dans le jury : deux femmes, deux hommes (psychologue, orthophoniste,..) on s’assoit et on leur donne les papiers à amener (test ORL, photo, et tout), ils les regardent vite fait mais ne les développent pas.
Moi j’ai d’abord tiré mon texte à lire sans ponctuation : un texte sur les griffes des animaux, que je devais résumer brièvement et auquel je devais donner un titre (j’ai très mal réussi)
Ensuite, j’ai tiré au sort un thème : « une phrase à connotation théâtrale », je devais alors écrire une phrase sur une feuille blanche avec un crayon de papier (fournis) en répondant au thème (ils regardent la tenue du stylo, si l’on écrit droit, notre temps de réflexion)
Après, tirage au sort du sujet de réflexion : « temps et climats » : et on commence directement : personnellement j’ai parlé du fait que c’était une des différences notables du monde, qui entrainait des différences de mode de vie, de culture, que cela déterminait aussi des choix de lieu de vie pour certains : j’ai précisé quelques climats au début pour partir du général.
Pour finir : la discussion avec le jury : d’où je viens, le nombre de concours que j’ai passés, ma saison préférée, mes loisirs, pourquoi Nice, et pourquoi est-ce que je pensais avoir été prise seulement à Nice (je n’ai eu qu’un seul oral), questions sur le fait de partir loin de chez moi, sur ma vie et sur moi en général, comment je suis, mes habitudes de vie, discussion aussi sur le concours de Nice en lui-même : comment je l’ai vécu, mon épreuve préférée, plein de blagues sur la dictée.
Au niveau de mes impressions : j’étais très déçue de ce que j’avais fait pendant les exercices, j’avais peur et le stress montait.
Mais la discussion était très très très agréable, j’ai eu l’impression de parler avec des gens intéressés, qui m’écoutaient, de parler avec des gens simples qui cherchaient à savoir qui j’étais. Je n’ai pas eu à dire mes motivations, ou quoi que ce soit, mais je pense qu’avoir dit que j’avais passé 16 concours dans l’année les avait convaincus. Du coup j’en ai profité pour vraiment montrer qui je suis, l’orthophoniste que je pouvais devenir dans leur école. J’ai sorti mon plus beau sourire, et j’ai « profité » de ce moment. J’ai été sincère, j’ai répondu comme j’aurais répondu à des amis, sincèrement et sans me poser trop de questions sur ce que je disais. Je ne voulais pas sortir en me disant qu’ils ne savaient pas qui ils prendraient s’ils mettaient mon nom sur la liste. Je voulais qu’ils se rappellent de moi comme d’une jeune femme souriante et qui ne veut qu’une chose : être orthophoniste !! J’ai un peu oublié toutes les réponses précablées de la prépa, et j’ai montré qui j’étais vraiment, pour être différente de la masse en fait.
Je suis sortie au bout de 25min, déçue des exercices mais contente de rien avoir lâché, de m’être battu, contente aussi de la sincérité de cet échange détendu et souriant.
Au final, j’ai fini 15ème de la liste principale, et je vous assure que ce n’est pas grâce à mes exercices… !!! Après en avoir parlé plusieurs fois avec les différentes étudiantes de la promo, on pense vraiment qu’à Nice ils cherchent des personnes, pas des robots. Ils savent qu’ils ont bien assez de demande, et ils veulent trouver les futures orthophonistes qui leur plaisent par leur sincérité et leur personnalité. Donc montrez qui vous êtes !! Ils détestent les moules tout faits sortant de la prépa, ils veulent voir l’étudiant qu’ils auront en face d’eux pendant 5 ans. Souriez, montrez l’orthophoniste que vous pourrez être…Et ne lâchez jamais rien !!! Soyez battantes, même s’ils vous cherchent un peu ou vous testent, prouvez leur que vous avez votre place dans l’école, faites que votre nom reste dans leur tête…

Allez, à vous de jouer !!! Bonne chance !!

Auréa »

Retrouvez plus de témoignages sur la page Facebook du concours, où vous trouverez toutes sortes d’informations utiles!!
https://www.facebook.com/Concours-orthophonie-de-Nice-228109937358683/?fref=ts